Le diagnostic de la scarlatine

Il y a un peu plus d’un siècle, on ne savait pas faire le diagnostic de la scarlatine, car on ne connaissait pas encore la maladie, ses tenants, ses aboutissants, et surtout la bactérie en cause, le streptocoque. Ainsi, les signes cliniques présentés par les patients étaient confondus avec ceux que l’on trouve lors d’affections d’autres natures, comme par exemple la rubéole, entre autres. Au début du XXème siècle, on a pu mettre le doigt sur la bactérie responsable de la scarlatine, et donner enfin un nom à cette affection. Ainsi, désormais le diagnostic est possible puisque l’on sait de quelle pathologie il s’agit.

Il faut savoir qu’en matière de diagnostic, il n’est pas nécessaire de réaliser d’examens trop poussés. En effet, on peut réaliser un test de diagnostic rapide, uniquement en examinant l’état du patient, sans avoir recours à des examens biologiques ou radiologiques par exemple. Le simple fait de constater l’énanthème, inflammation des muqueuses et en particulier de la langue, permet de donner lieu à une conclusion ferme, concernant la présence de la scarlatine. Cette rougeur très intense de l’intérieur de la bouche est extrêmement caractéristique de la maladie.

Cependant, il existe dans de très rares cas des formes atypiques de la maladie, qui pourraient donner lieu à un doute concernant le diagnostic, ou mettant en évidence la présence d’éventuelles complications inhabituelles. Il sera ici nécessaire de mettre en place des recherches un peu plus poussées en matière de diagnostic. En général, la maladie n’est pas confondue de nos jours, mais certaines affections cutanées semblables peuvent semer le doute dans l’esprit des médecins. Cela étant, si elles ne sont pas accompagnées de cette inflammation des muqueuses, il n’a pas lieu de douter. La scarlatine est suffisamment manifeste et rare pour ne pas être confondue désormais avec des pathologies pouvant y ressembler.

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